Cordier suite

Après la ferronnerie, Cordier va s'employer à réaliser le grand projet

biterrois : alimenter en eau sa ville natale.

 

 

 

 

Le Baron de Néffies sera séduit par la proposition de Cordier. Il convoque une nouvelle fois l'assemblée des élus ; les avis sont partagés, mais on conviendra de présenter le projet Cordier à l'Institut qui sera conquis par la méthode Cordier à savoir :

Technique de pompe à double effet, refoulant l'eau d'un côté et l'aspirant de l'autre, système offrant au piston la même résistance à vaincre en montant et en descendant et permettant ainsi d'imprimer un mouvement continu à la colonne d'eau du tuyau d'ascension sans le secours d'un réservoir d'eau.

C'est ainsi que le 23 septembre 1826 pour la première fois l'eau potable est puisée dans la nappe phréatique de l'Orb.

On imagine la liesse des biterrois qui en la circonstance ressuscitent la traditionnelle fête des Caritats.

Devant le succés remporté, Cordier sera appelé dans plusieurs villes françaises dont Narbonne, Reims, Angoulême, mais aussi à Genève, à Alexandrie où avec l'aide de son fils, ils relèveront le défi d'alimenter en eau potable cette grande ville : 37 000 m de conduite, 60 fontaines monumentales, un réservoir d'eau potable de 10 000 m3 élevé à 35 m de hauteur au-dessus du Nil.

Bien qu'il ait eu le temps d'éudier le moyen de perfectionner les équipements et machines de son projet initial de Béziers, Cordier n'aura pas la satisfaction d'assister à la mise en marche du système d'alimentation d'Alexandrie. Il mourra en an avant.

En cela, il a un point commun avec cet autre biterrois célèbre Paul Riquet, qui ne connaitra pas l'aboutissement et l'inauguration de son "Canal Royal des deux mers"

Alors que Riquet s'était éteint à Toulouse le 1er Octobre 1680.C'est à Béziers, sa ville natale que, usé et fatigué, Cordier rendait son dernier soupir dans sa demeure de la Plantade, le 29 juin 1859.

Certes, les biterrois l'avaient honoré comme il se doit, en Septembre 1826, mais l'Institut n'avait réagi que 20 ans plus tard, le 22 Mars 1847, pour lui rendre hommage.

De nos jours, il nous est permis de "saluer" cet ingénieux biterrois, lors d'une visite de notre "Panthéon local", le Cimetière Vieux où se dresse une magnifique statue, oeuvre du sculpteur Oliva.

Et pourquoi pas, de tourner un regard place de la Victoire, en direction de ce trompe l'oeil qui se veut un hommage renouvelé, à l'initiative de la Municipalité.

 

 

Réagir


  • CAPTCHA

Espace Membre